Affichage des articles dont le libellé est maghreb. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est maghreb. Afficher tous les articles

Le HCP jouit d'une forte représentation au sein d'Organisations internationales d'envergure

Rabat, - Le Haut Commissariat au Plan (HCP) est membre actif de plusieurs organisations internationales et régionales d'envergure, dont la Commission de statistique des Nations unies, lit-on dans un document de l'institution.

Le HCP, qui siège au Comité Directeur du Partenariat pour le Développement de la Statistique au 21ème siècle (Paris 21), occupe le poste de vice-président de la Commission statistique de l'Afrique tout comme il est membre du groupement d'institutions européennes qui a élaboré et géré le projet de coopération Medstat III lancé par la Commission européenne.

Cette institution est également membre du groupe de réflexion sur les statistiques, mis en place par l'OCDE.

Initiateur de la Conférence Maghrébine de statistique qui réunit annuellement les responsables des organismes en charge de la statistique du Maghreb arabe, le HCP est aussi partenaire, avec le Centre de Formation de l'Organisation Internationale du Travail dans le projet "Renforcer les capacités pour la production et l'analyse des indicateurs du travail décent " (RECAP). "

Il est également membre du groupe d'experts des Nations unies sur le développement humain et du groupe d'experts de la Banque Africaine de Développement pour la mise en oeuvre du système de comptabilité nationale 2008.

Le HCP fait aussi partie du groupe d'experts du Bureau International de Travail (BIT) pour l'amélioration des statistiques de l'emploi et du chô mage, ainsi que du groupe de travail chargé du projet "Intégration du secteur informel dans les comptes nationaux" initié par l'Unité Mixte de Recherche "DIAL "affiliée à l'Université Paris Dauphine et à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD)", et aussi du Comité consultatif technique créé par le Département Statistique de l'Organisation Mondiale du Tourisme pour le développement des comptes satellites du Tourisme.

L'ONEP et Waternet décident de renforcer leur coopération

Rabat, - Un don de 125.000 euros a été accordé par l'Agence néerlandaise pour les affaires internationales et la coopération (NL EVD), relevant du ministère néerlandais des Affaires économiques, de l'agriculture et de l'innovation, pour financer un projet de renforcement de capacités entre l'Office national de l'eau potable (ONEP) et Waternet, l'opérateur public chargé de la gestion intégrée des services d'eau et d'assainissement de la ville d'Amsterdam.

Selon un communiqué de l'ONEP, ce don, qui s'inscrit dans le cadre du programme de coopération environnementale des Pays-Bas "Government to Government", permettra de financer, pendant la période du 1er janvier 2011 jusqu'au 30 juin 2012, des projets de recherche entre les deux organismes dans les domaines du traitement de l'eau potable, du contrôle de la qualité de l'eau potable et de l'assainissement liquide.

Le projet permettra également de renforcer la coopération bilatérale entre Waternet et l'ONEP, instaurée fin 2009 pour assurer un échange de leur savoir-faire respectif couvrant l'ensemble de leurs domaines d'activités, précise la même source.

Bank Al-Maghrib accorde 8 MMDH sur le marché monétaire

Rabat,12/01/11- Bank Al Maghrib a annoncé avoir servi, au cours de l'appel d'offres de mercredi, un montant de 8 milliards de dirhams (MMDH) au titre des avances à 7 jours.

Le montant a été servi au taux de 3,25 pc pour un montant demandé de 23,54 MMDH, indique un communiqué de la banque centrale.

Réunion à Casablanca du Conseil d'Administration de l'OFEC

Casablanca, - Le Conseil d'Administration de l'Office des Foires et Expositions de Casablanca (OFEC), s'est réuni lundi dernier à Casablanca sous la présidence du ministre du Commerce Extérieur, M. Abdellatif Maâzouz, indique un communiqué de l'Office parvenu mercredi à la Map.

Au cours de cette session, ouverte en présence du gouverneur chargé du secrétariat général de la Wilaya du Grand Casablanca et des membres du Conseil, les participants ont examiné l'état d'avancement de l'exécution des résolutions adoptées lors de la dernière session tenue en juin 2010, souligne le communiqué.

Les membres du Conseil ont également évalué les réalisations accomplies durant l'année 2010 et qui ont engendré une progression de 29 pc du chiffre d'affaires par rapport à l'année 2009, grâce au positionnement de l'OFEC comme développeur de concepts et accompagnateur dans le domaine de la promotion des secteurs stratégiques nationales, selon la même source.

Le CA de l'OFEC a, par ailleurs, approuvé l'assainissement du bilan conformément aux recommandations des audits successifs effectués, et adopté le plan d'action et le budget relatifs à l'année 2011, ajoute le communiqué.

Le groupe Alstom, déterminé à renforcer ses liens avec le Maroc (Patrick Kron)

Rabat, 10/01/11- Alstom est déterminé à renforcer ses liens avec le Maroc et à se positionner en tant qu'entreprise "responsable soucieuse de développer l'activité économique du Royaume", affirme le PDG du groupe, M. Patrick Kron.

Dans une interview accordée au quotidien +L'Economiste+ dans son édition de lundi, M. Kron indique que son groupe s'engage dans des "actions mesurables sur des logiques de contrats sur long terme dans une politique d'achat et de partenariat pour le développement économique et social du Royaume".

Il cite, à cet égard, le projet de création d'un institut de formation aux métiers du ferroviaire, ajoutant que le Maroc permet au groupe Alstom de "renforcer sa politique d'achats et sa compétitivité à travers le monde sur des solutions innovantes".

Alstom a "aussi pour projet de créer une société dans les domaines électrique et électronique" et va "utiliser des sociétés de service au Maroc pour un certain nombre d'opérations relatives à des activités de supports informatiques", relève le PDG du groupe.

Il souligne, par ailleurs, l'importance des accords conclus à Agadir, précisant qu'ils s'inscrivent "dans la logique de la participation de son groupe au développement des infrastructures du Royaume", notamment dans le domaine ferroviaire.

Il rappelle, dans ce sens, la signature en décembre dernier d'un contrat portant sur la construction de 14 rames à très grande vitesse à deux niveaux en tranche ferme, précisant que la mise en service commerciale est prévue pour décembre 2015.

Signature à Mohammedia d'une convention de partenariat en matière de sécurité routière

Mohammedia, 09/01/11- Une convention de partenariat et de coopération en matière de sécurité routière a été signée, dimanche à Mohammedia, entre le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) et l'Union des fédérations nationales des conducteurs et professionnels du transport au Maroc (UFNCPTM).

Cette convention a été signée par M. Azzedine Chraïbi, secrétaire permanent du CNPAC et M. Mohamed Mitali, président de l'UFNCPTM, en présence du ministre de l'Equipement et des Transports, M. Karim Ghellab.

Elle vise à consacrer l'approche de partenariat en matière de sécurité routière et à soutenir les efforts et initiatives des opérateurs dans ce domaine.

Aux termes de cette convention, les deux parties s'engagent à oeuvrer pour ancrer la culture de la sécurité routière parmi les conducteurs professionnels et les sensibiliser à utiliser les moyens et équipements de sécurité.

Dans une allocution, M. Ghellab a souligné que cette convention constitue une nouvelle étape pour jeter des bases juridiques des relations de partenariat liant les deux parties depuis deux ans et portant sur la réforme du secteur du transport au Maroc.

Cette convention prévoit l'organisation de sessions de formation et de campagnes de sensibilisation sur la prévention et la sécurité routières au profit des professionnels affiliés à l'UFNCPTM, a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs indiqué des cartes professionnelles seront remises aux conducteurs professionnels après clô ture de l'opération de recensement fin mars prochain.

"La distribution de ce document entre dans le cadre des efforts de reconsidération pour cette profession", a-t-il dit.

M. Ghellab a, d'autre part, lancé l'opération de distribution d'équipements de prévention et de sécurité routières au profit des conducteurs professionnels notamment des gilets de sécurité réfléchissants et des triangles de signalisation.

La Bourse de Casablanca clôture vendredi en hausse

Casablanca, La bourse de Casablanca a clôturé, vendredi, en légère augmentation de ses deux indices Masi et Madex, respectivement de 0,33 pc à 13.027,52 points et de 0,35 pc à 10.648,11 points.

Pour sa part, le nouvel indice international FTSE CSE Morocco 15 a clôturé en légère hausse de 0,64 pc à 11.643,13 points, alors que FTSE CSE Morocco All-Liquid, qui a marqué une hausse de 0,48 pc à 11.147,11.

La séance du vendredi a permis l'échange de titres pour un volume global de plus de 176,07 millions de dirhams.

De son côté, la capitalisation boursière s'est établie à plus de 593,93 milliards de dirhams.

Les plus fortes hausses ont été enregistrées par Realis Mecaniques (+6,00 pc à 498,25 dh), Auto Hall (+5,99 pc à 95,92 dh), SMI (+4,19 pc à 1.990 dh), Miniere Touissit (+4,05 pc à 1.800 dh) Afriquia Gaz (+3,70 pc à 1.680 dh).

Les plus fortes baisses ont touché Oulmès (-5,97 pc à 851 DH), Taslif (-5,92 pc à 668 dh), Label Vie (-4,18 pc à 1.260 dh), Sofac (-2,90 pc à 325 dh) et CGI (-1,63 pc à 1.750 dh).

Légère hausse de l'agrégat de monnaie M3 en novembre 2010 (Bank Al Maghrib)

Rabat, - L'agrégat de monnaie M3, chiffré à 891,7 milliards de dirhams, s'est inscrit en hausse de 1 pc en novembre 2010, selon les dernières statistiques de Bank Al Maghrib.

Cette évolution est due à l'accroissement de 1,6 pc des avoirs extérieurs nets et de 0,9 pc des créances sur l'économie, explique la banque centrale.

Les créances nettes sur l'administration centrale ont, en revanche, accusé une baisse de 2,8 pc, en relation avec la baisse des recours de l'administration centrale aux autres institutions de dépôts, sa position nette auprès de la banque centrale étant restée quasiment inchangée d'un mois à l'autre.

L'évolution des sources de création monétaire s'est reflétée principalement au niveau de la monnaie scripturale et la circulation fiduciaire qui ont marqué des augmentations respectives de 1,5 pc et de 1,6 pc, précise la même source.

S'agissant des autres actifs monétaires, ils sont restés à leur niveau du mois précédent, recouvrant notamment une augmentation des comptes à terme de 1,6 pc et une baisse des opérations de pension.

Parallèlement, les agrégats de placements liquides se sont accrus de 0,8 pc, en relation principalement avec la progression de 1,9 pc des titres d'OPCVM obligataires.

L'institut d'émission relève, en outre, une croissance de 5,6 pc de l'agrégat M3 en glissement annuel, contre 7,1 entre novembre 2008 et novembre 2009, expliquant cette évolution par une augmentation de 4 pc pour la circulation fiduciaire et de 6,7 pc pour la monnaie scripturale, tandis que les placements à vue et les autres actifs monétaires se sont accrus respectivement de 7,6 pc et de 4,3 pc.

La ventilation des actifs monétaires par secteur institutionnel fait apparaître une évolution de 5,9 pc de ceux détenus par les ménages et de 18,7 pc de ceux des sociétés non financières privées, indique la même source, relevant une augmentation de 12 pc des actifs monétaires du secteur public.

En ce qui concerne les contreparties de M3, les créances sur l'économie ont marqué une progression de 11 pc contre 13,3 pc un an auparavant, avec notamment une décélération du rythme de progression des crédits bancaires de 11,2 pc à 9,9 pc.

Par objet économique, les crédits à l'équipement ont progressé de 18 pc, alors que les prêts immobiliers ont marqué un accroissement de 9,6 pc et ceux à la consommation de 7,7 pc, les facilités de trésorerie ayant affiché une hausse de 5,7 pc.

La ventilation des crédits bancaires par secteur institutionnel fait ressortir une accélération du taux d'accroissement des crédits destinés au secteur privé, passé de 9,4 pc à 11,8 pc.

Cette évolution recouvre un accroissement du rythme de progression des crédits accordés aux sociétés non financières privées de 9,1 pc à 16,2 pc et un ralentissement de celui des crédits accordés aux particuliers et aux MRE de 13 pc à 7,7 pc.

Quant aux autres sources de création monétaire, les avoirs extérieurs nets se sont inscrits en hausse de 1,5 pc, alors qu'ils avaient accusé une baisse de 6 pc une année auparavant.

Pour leur part, les créances nettes sur l'administration centrale ont accusé une baisse de 8,4 pc, imputable à la baisse des recours de l'administration centrale aux autres institutions des dépôts.

Le groupe Alstom déterminé à inscrire dans la durée son partenariat avec le Maroc (M. Patrick Kron)

Agadir - Le groupe français Alstom réaffirme sa détermination à inscrire dans la durée son partenariat avec le Maroc et à mettre son savoir faire à la disposition du Royaume en vue d'accompagner son émergence industrielle, a affirmé jeudi son président-directeur général, M. Patrick Kron.

La convention conclue entre le gouvernement marocain et Alstom, portant sur des investissements de 9,5 milliards de dirhams pour les 10 prochaines années, s'inscrit dans la logique des engagements du groupe français pour le développement des métiers en relation avec le ferroviaire, a souligné M. Kron dans une déclaration à la presse, à l'issue de l'audience que lui a accordée SM le Roi Mohammed VI au Palais royal à Agadir.

Le patron d'Alstom a exprimé la fierté de son groupe de pouvoir être associé aux ambitieux projets menés au Maroc, tels ceux du tramway de Raba-Salé et de Casablanca et celui de la réalisation des lignes de Train à grande vitesse (TGV), formant le vœu de voir ce partenariat s'étendre à d'autres domaines, notamment l'énergie éolienne.

Les engagements pris par Alstom aux termes de cette convention, pour les 10 prochaines années, consistent à acquérir des équipements destinés aux usines d'assemblage de matériels roulants et équipements ferroviaires européens auprès de fournisseurs marocains, pour un montant pouvant atteindre 6 milliards de dirhams (535 millions d'euros).

Le groupe s'engage aussi à investir dans une unité industrielle nouvelle qui réalisera sur la même période 3,5 milliards de dirhams (310 millions d'euros) d'exportations et à contractualiser avec une société d'offshoring installée au Maroc pour créer 65 postes d'emploi dans l'assistance informatique.

Le groupe veillera, en outre, à conclure des accords pour soutenir des universités marocaines et participera, avec ses partenaires marocains, à la création et l'animation d'un Institut de formation aux métiers du ferroviaire.

Lors de la cérémonie de signature de la convention de partenariat industriel stratégique entre le Maroc et Alstom, M. Patrick Kron a été décoré par SM le Roi Mohammed VI du Ouissam Alaouite de l'ordre de Commandeur.

La convention avec le Maroc est à la fois un aboutissement et un nouveau départ d'un partenariat stratégique (PDG d'Alstom)

Agadir, 6/01/11- La convention conclue entre le Royaume du Maroc et Alstom, qui porte sur des engagements financiers du groupe français s'élevant à 9,5 milliards de dirhams sur les 10 prochaines années, est "à la fois un aboutissement et un nouveau départ d'un partenariat industriel stratégique" pour le développement d'une filière ferroviaire performante, a souligné le Président-directeur général d'Alstom, M. Patrick Kron.

Cette convention vient conforter la volonté des deux parties de développer des partenariats à long-terme, s'inscrivant ainsi en droite ligne de la politique menée par SM le Roi Mohammed VI en faveur des infrastructures nécessaires au progrès économique et social et du pacte Emergence, a indiqué, M. Kron dans une allocution devant le Souverain lors de la cérémonie de signature de cette convention jeudi à Agadir.

"L'accord signé aujourd'hui ouvre de nouveaux horizons dans plusieurs directions", a-t-il dit, précisant que le montant des achats annuels auprès des fournisseurs marocains sera dès 2012 multiplié par un facteur de 10 à 15.

Le groupe français procèdera, selon les termes de la convention, à la création au Maroc d'une société qui approvisionnera Alstom Transport et d'autres clients ferroviaires en certains composants électriques. "Ce projet devrait être significativement créateur d'emplois en tablant sur 250 postes à l'horizon 2015", a ajouté le patron d'Alstom.

"Nous allons également veiller à l'implantation dans le Royaume d'activités de service de haut niveau et notre action s'étendra aux domaines de la formation par le renforcement de nos relations avec les universités marocaines", a-t-il ajouté.

Un des trois leaders mondiaux, Alstom consacre l'intégralité de son activité à la réalisation des équipements les plus modernes pour la génération et la transmission d'électricité, ainsi que pour le transport ferroviaire.

Le groupe français s'engage à mettre son savoir-faire à la disposition du Royaume tant en matière de génération et de transport d'électricité que de transport sur rail avec des projets emblématiques comme le tramway de Rabat-Salé et de Casablanca ou bien la première étape du plan de développement des trains à grande vitesse (TGV).

Ce partenariat gagnant-gagnant renforce la compétitivité de la filière ferroviaire, en permettant au Maroc de disposer d'une nouvelle filière industrielle de près de 5.000 emplois.

SM le Roi s'enquiert du projet de développement du safran à Taliouine, d'un coût global de près de 112 MDH

Taliouine (Taroudant)- SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, s'est enquis, mercredi dans la commune rurale de Taliouine (province de Taroudant), du projet de développement de la filière du safran dans la commune, doté d'une enveloppe budgétaire de près de 112 millions de dirhams (MDH).

Le Souverain inaugure la Maison du safran qui a été réalisée pour un investissement de 6,5 MDH.

SM le Roi procède à la remise de primes à des agriculteurs et de matériel de valorisation du safran à des organisations professionnelles.

A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur ce projet mis en oeuvre dans le cadre du plan "Maroc vert" au profit de 1.285 agriculteurs. Ce projet quadriennal (2010-2013), qui couvre une superficie totale de 1.030 hectares dans le cercle de Taliouine, prévoit l'extension des superficies plantées sur 500 hectares, l'intensification et la réhabilitation des safranières existantes sur 530 ha et l'installation du système d'irrigation goutte à goutte (1030 ha).

Les opérations du projet permettront une économie de l'eau de 55 pc, l'aménagement et l'équipement de cinq puits, la réalisation d'une unité de valorisation de la production ainsi que l'encadrement et l'assistance technique des bénéficiaires.

Les objectifs escomptés consistent à porter la production annuelle du safran à Taliouine de 1.325 à 6.695 kg (de 2,5 à 6,5 kg/ha), à améliorer les revenus des agriculteurs pour atteindre 97.000 DH l'hectare contre 19.000 DH/ha actuellement et à générer 600 emplois stables additionnels.
Le projet de promotion du safran dans le cercle de Taliouine s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale pour le développement de cette filière, laquelle stratégie est destinée à promouvoir une identité propre pour le safran marocain et en assurer une offre optimale à forte valeur ajoutée.

La stratégie vise à doubler les surfaces plantées de safran, avec une surface additionnelle de 500 ha, et à améliorer le rendement par hectare à travers notamment la généralisation des techniques d'irrigation localisée (goutte-à-goutte). Elle tend également à favoriser l'organisation de la filière en incitant à l'agrégation des producteurs et en lançant des initiatives novatrices telles que la création de la Maison du safran.

Cette stratégie nationale vise en outre à instaurer des mesures de préservation de la production nationale, en particulier l'interdiction de l'exportation des bulbes semences de Safran et la labellisation du produit à travers l'appellation d'origine contrô lée "Safran de Taliouine".

La production nationale de safran, largement concentrée dans la région de Souss-Massa-Drâa (95 pc), totalise 75 millions de DH annuellement. Les deux tiers de la production sont commercialisés sur le marché international.
Par la même occasion, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a inauguré la Maison du safran, dont la réalisation a nécessité un investissement s'élevant à 6,5 MDH.

Cette nouvelle structure, qui dispose d'espaces dédiés aux coopératives, d'un laboratoire, de salles de tri et d'un musée d'articles et produits de la filière, est le fruit d'un partenariat entre l'Initiative nationale pour le développement humain, le conseil de la région de Souss-Massa-Drâa, le conseil provincial de Taroudant, le ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime et des opérateurs privés.

La Maison du safran jouera un rôle primordial dans l'organisation de la filière et la commercialisation de la production par la mise en place d'une bourse du safran dédiée à la régulation des prix de vente. Elle offre un espace pour l'échange d'expériences en la matière et pour l'encadrement des professionnels concernant les techniques de production et de valorisation.

Par la suite, SM le Roi a procédé à la remise de primes à plusieurs agriculteurs ainsi que d'un lot de matériel de valorisation du safran (séchoirs, balances électroniques et unités d'emballage) au profit de 17 organisations professionnelles.

SM le Roi s'enquiert du projet de développement du safran à Taliouine, d'un coût global de près de 112 MDH

- Le Souverain inaugure la Maison du safran qui a été réalisée pour un investissement de 6,5 MDH. - SM le Roi procède à la remise de primes à des agriculteurs et de matériel de valorisation du safran à des organisations professionnelles.

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, s'est enquis, mercredi dans la commune rurale de Taliouine (provincede Taroudant), du projet de développement de la filière du safran dans la commune, doté d'une enveloppe budgétaire de près de 112 millions de dirhams (MDH).
A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur ce projet mis en œuvre dans le cadre du plan "Maroc vert" au profit de 1.285 agriculteurs. Ce projet quadriennal (2010-2013), qui couvre une superficie totale de 1.030 hectares dans le cercle de Taliouine, prévoit l'extension des superficies plantées sur 500 hectares, l'intensification et la réhabilitation des safranières existantes sur 530 ha et l'installation du système d'irrigation goutte à goutte (1030 ha).
Les opérations du projet permettront une économie de l'eau de 55 pc, l'aménagement et l'équipement de cinq puits, la réalisation d'une unité de valorisation de la production ainsi que l'encadrement et l'assistance techniquedes bénéficiaires.
Les objectifs escomptés consistent à porter la production annuelle du safran à Taliouine de 1.325 à 6.695 kg (de 2,5 à 6,5 kg/ha), à améliorer les revenus des agriculteurs pour atteindre 97.000 DH l'hectare contre 19.000 DH/ha actuellement et à générer 600 emplois stables additionnels.
Le projet de promotion du safran dans le cercle de Taliouine s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale pour le développement de cette filière, laquelle stratégie est destinée à promouvoir une identité propre pour le safran marocain et en assurer une offre optimale à forte valeur ajoutée.
La stratégie vise à doubler les surfaces plantées de safran, avec une surface additionnelle de 500 ha, et à améliorer le rendement par hectare à travers notamment la généralisation des techniques d'irrigation localisée (goutte-à-goutte). Elle tend également à favoriser l'organisation de la filière en incitant à l'agrégation des producteurs et en lançant des initiatives novatrices telles que la création de la Maison du safran.
Cette stratégie nationale vise en outre à instaurer des mesures de préservation de la production nationale, en particulier l'interdiction de l'exportation des bulbes semences de Safran et la labellisation du produit à travers l'appellation d'origine contrôlée "Safran de Taliouine".
La production nationale de safran, largement concentrée dans la région de Souss-Massa-Drâa (95 pc), totalise 75 millions de DH annuellement. Les deux tiers de la production sont commercialisés sur le marché international.
Par la même occasion, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a inauguré la Maison du safran, dont la réalisation a nécessité un investissement s'élevant à 6,5 MDH.
Cette nouvelle structure, qui dispose d'espaces dédiés aux coopératives, d'un laboratoire, de salles de tri et d'un musée d'articles et produits de la filière, est le fruit d'un partenariat entre l'Initiative nationale pour le développement humain, le conseil de la région de Souss-Massa-Drâa, le conseil provincial de Taroudant, le ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime et des opérateurs privés.
La Maison du safran jouera un rôle primordial dans l'organisation de la filière et la commercialisation de la production par la mise en place d'une bourse du safran dédiée à la régulation des prix de vente. Elle offre un espace pour l'échange d'expériences en la matière et pour l'encadrement des professionnels concernant les techniques de production et de valorisation.
Par la suite, SM le Roi a procédé à la remise de primes à plusieurs agriculteurs ainsi que d'un lot de matériel de valorisation du safran (séchoirs, balances électroniques et unités d'emballage?) au profit de 17 organisations professionnelles.

Evénements de Laâyoune: les revendications pacifiques ont été instrumentalisées par des terroristes et des repris de justice porter atteinte à la stab

Les revendications pacifiques et légitimes des habitants de Laâyoune ont été instrumentalisées par des terroristes et des repris de justice d'obédience séparatiste dans le cadre d'un plan visant à porter atteinte à la stabilité et à l'unité du Maroc, a conclu le rapport de la Commission d'enquête parlementaire sur les événements survenus dernièrement dans le camp de Gdeim Izik et à Laâyoune.

Ce rapport, présenté mercredi soir lors d'une séance plénière devant la Chambre des représentants, souligne que le recours d'une partie des habitants de la ville de Laâyoune à la protestation pacifique en dressant des tentes s'inscrivait au départ dans le cadre de revendications à caractère purement social.

Ces revendications ont été exploitées dans le cadre d'un plan entre des criminels, des repris de justice et un groupe de terroristes d'obédience séparatiste soutenus par l'Algérie dans le but de porter atteinte à la stabilité et à l'unité du Royaume, précise le rapport.

Les militaires ont été arrêtés pour leur relation avec des contrebandiers et non avec un réseau terroriste ou un quelconque trafic d'armes

Contrairement à ce qui a été publié par certains organes de presse, au sujet de l'arrestation de cinq militaires, une source au Ministère de l'Intérieur précise que ces militaires ont été arrêtés pour leur relation avec des contrebandiers à qui ils facilitaient l'introduction au Maroc de produits de contrebande, et non avec un réseau terroriste ou un quelconque trafic d'armes.

Dans sa déclaration à la presse mercredi matin à Rabat, le Ministre de l'Intérieur avait indiqué que "ces militaires facilitaient aux trafiquants l'introduction des produits de contrebande en contrepartie de sommes d'argent, sans même vérifier la nature de ces produits de trafic illégal qui étaient convoyés principalement à dos de chameaux".

Les armes saisies à Amgala ont été introduites au Maroc par des trafiquants qui s'activent au niveau du mur de sécurité (Taieb Cherqaoui)

Les armes saisies lors du démantèlement, récemment, dans la région d'Amgala du réseau terroriste composé de 27 éléments liés à l'"organisation Al Qaida au Maghreb Islamique", ont été introduites au Maroc par des trafiquants qui s'activent au niveau du mur de sécurité, a affirmé mercredi le ministre de l'intérieur, M. Taieb Cherqaoui.

Les investigations menées à ce sujet ont révélé que ces trafiquants étaient en relation avec cinq militaires appartenant au 59ème régiment d'infanterie d'Amgala, a précisé le ministre lors d'une conférence de presse à Rabat.
Ces militaires facilitaient aux trafiquants l'introduction des produits de contrebande en contrepartie de sommes d'argent, sans même vérifier la nature de ces produits de trafic illégal qui étaient convoyés principalement à dos de chameaux.
M. Taïeb Cherqaoui a indiqué que la plus grande partie des produits de contrebande était disposée dans des caissons. Les militaires mis en cause touchaient une contrepartie pécuniaire moyennant la facilitation de l'introduction de ces produits en territoire national, à partir du poste de surveillance dont ils avaient la charge.
Le ministre a souligné que les recherches sont en cours pour l'arrestation des trafiquants impliqués dans l'introduction d'armes au Maroc.
D'autre part , les militaires impliqués dans les opérations de contrebande seront déférés devant la justice.

Tunisie: couvre-feu nocturne à Tunis et sa banlieue

Le ministère tunisien de l'Intérieur a décrété mercredi un couvre-feu nocturne dans la capitale et sa banlieue à la suite de troubles dans "certains quartiers", indique un communiqué officiel.

Le ministère a expliqué sa décision d'instaurer ce couvre feu qui court de 20H00 locales (19H00 GMT) à 05H30 (04H30 GMT) par "les troubles, les pillages et les agressions contre les personnes et les biens, qui se sont produits dans certains quartiers de la ville".

Des troubles ont éclaté mardi soir dans des banlieues densément peuplés comme la cité Ettadhamen et Intilaka, où les heurts ont repris mercredi alors que le centre de Tunis connaissait des affrontements entre manifestants et policiers.

Cette décision se justifie par "le souci de protéger les citoyens", a encore expliqué le ministère, qui a précisé que la couvre-feu serait appliqué "provisoirement" dans la capitale, Ben Arous, l'Ariana et la Manouba qui forment le Grand Tunis.

Le ministère a encore indiqué que les personnels des urgences médicales et des services de nuit étaient exemptés de cette mesure.

Tunisie: Deux morts et plusieurs blessés dans des actes de violence à Thala (source officielle)

De violents affrontements entre manifestants et forces de sécurité tunisiennes ont fait deux morts et plusieurs blessés, samedi soir à Thala, dans le sud-ouest du pays, selon des sources officielles tunisiennes.

Les affrontements ont opposé la nuit dernière les forces de l'ordre à des groupes d'individus qui ont attaqué la station d'essence, le siège local de l'administration régionale de l'équipement et le poste de police, utilisant des bouteilles incendiaires et des pierres, a rapporté l'agence de presse tunisienne TAP, citant des sources du ministère de l'Intérieur.

Ces individus se sont dirigés par la suite au siège de la Délégation (sous-préfecture) qui était sous la protection des forces de l'ordre, procédant à son encerclement et à son attaque au moyen de bouteilles incendiaires, de bâtons et de pierres, selon les mêmes sources.

Les forces de sécurité ont procédé en vain à des tirs de sommation, avant d'utiliser les armes dans un acte de légitime défense lorsque les assaillants ont essayé de pénétrer par la force dans le siège de la Délégation.

Deux personnes parmi les assaillants ont été tuées et 8 autres blessées, indiquent les même sources, ajoutant que de nombreux agents de l'ordre ont été blessés, dont trois dans un état grave.

Depuis trois semaines, certaines villes tunisiennes sont confrontées à une série de manifestations et d'affrontements avec les forces de l'ordre, en protestation contre le chômage et la précarité.

Algérie-social-économie-émeutes-transport Algérie: reprise progressive du trafic ferroviaire (Chemins de fer)

Le trafic ferroviaire, interrompu depuis jeudi par des émeutes qui ont fait trois morts et près de 800 blessés, a repris dimanche en Algérie, a annoncé la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF).

"Le trafic des trains, qui étaient à l'arrêt pendant le week-end (vendredi et samedi) par mesure de sécurité, a repris aujourd'hui (dimanche) progressivement", a déclaré à la radio la porte-parole de la SNTF Houria Ali Messaoud.

A Alger, les trains de banlieue ont commencé à circuler dimanche matin, a précisé Mme Ali Messaoud à la radio publique francophone Chaine III. Le trafic des trains régionaux et des grandes lignes voyageurs a également repris, a-t-elle ajouté.

Le calme régnait dimanche à Alger et dans plusieurs régions du pays secouées depuis le 5 janvier par des émeutes contre la vie chère et auxquelles le gouvernement a répondu dans l'urgence par des mesures destinées à juguler la flambée des prix des denrées alimentaires de base.

Algérie-social-économie-violences

Les Algériens tentent de reprendre une activité normale après un week-end de violences

Les Algériens tentaient dimanche de reprendre une activité normale après un week-end d'émeutes contre la vie chère ayant fait trois morts auxquelles le gouvernement a répondu dans l'urgence par des mesures destinées à juguler la flambée des prix des denrées alimentaires de base.

Ces violences ont fait trois morts et 800 blessés dont 763 policiers, selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur qui a aussi annoncé un millier d'interpellations.

En ce début de semaine, le calme semblait revenu dans toutes les villes et bourgs où les émeutes ont éclaté, selon des témoins interrogés par l'AFP. A Alger, après quelques hésitations, les commerçants ont commencé à rouvrir leurs locaux.

La baisse des prix promise samedi soir par le gouvernement à l'issue d'une très longue réunion interministérielle, n'était pas encore concrétisée.

Le gouvernement a annoncé la suspension temporaire de taxes de l'ordre de 41% dont doivent bénéficier importateurs, producteurs, et distributeurs de produits de première nécessité pour pouvoir répercuter la baisse vers les détaillants.

"J'ai payé 15 dinars (0,15 euros) le croissant que j'achète d'habitude 10 dinars (0,10 euros) et le boulanger a expliqué la hausse par la flambée du prix du sucre", se plaint Mourad, un électricien.

En parallèle, le gouvernement est déterminé à mettre fin aux saccages perpétrés par des bandes de jeunes protestataires. Le ministre de l'Interieur Dahou Ould Kablia a annoncé l'arrestation d'un millier de manifestants, notamment grâce aux images des caméras de surveillance, déployées massivement dans les rues d'Alger depuis six mois.

Les personnes arrêtées, dont de nombreux mineurs, devaient commencer à être jugées, a indiqué M. Ould Kablia, ajoutant que leurs actes "ne resteront pas impunis".

Cette violence a été principalement le fait de jeunes nés dans les années 90, la décennie de confrontation entre les forces de sécurité et les islamistes qui a fait des dizaines de milliers de morts, commente un ingénieur d'une entreprise de travaux publics installée dans un quartier affecté par les émeutes. "C'est une génération qui a vécu dans un climat de violence banalisée, qui n'a aucun repère", estime-t-il.

En banlieue de la côte est d'Alger, à Borj el Bahri, les émeutiers, le plus souvent des adolescents, se sont acharnés sur les rares bâtiments publics qui s'y trouvent: établissements scolaires, bibliothèque municipale et poste.

Le bâtiment administratif du lycée de cette banlieue a été fortement endommagé et, dans les classes, les équipements pédagogiques ont été détruits. "Nous essayons de remettre de l'ordre pour travailler au moins avec les élèves de terminale", se désole un professeur face à l'ampleur des dégâts.

"Nous avons une dizaine d'élèves par classe" contre une quarantaine en temps normal, explique-t-il.

Dans d'autres agglomérations, les manifestations de samedi après-midi se sont arrêtées vers 21H00, notamment à Annaba, grande ville de l'Est, où elles avaient repris violemment.

Un médecin parti d'Alger vers Biskra (400 km au sud-est d'Alger) a observé dimanche que la circulation était redevenue normale sur cet important axe routier où des barricades avaient été érigées par endroits durant le week-end.

Des traces de violences étaient encore visibles autour du commissariat de Ain-Lahdjal qui restait sous haute surveillance, a noté le médecin. C'est ici qu'est tombé le premier des trois manifestants décédés, un jeune homme atteint par une balle alors qu'il participait à une tentative d'attaque du commissariat.

Tunisie: nouveaux affrontements, quatre morts, l'UGTT soutient le mouvement

Quatre personnes au moins ont été tuées et six autres grièvement blessées samedi soir par balles lors de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre en Tunisie, confrontée à une révolte sans précédent contre le chômage.

A Tunis, lors d'un rassemblement public samedi, la centrale syndicale unique, l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), a proclamé son appui aux revendications "légitimes" du mouvement.
Les victimes de samedi ont été tuées lorsque les forces de l'ordre ont ouvert le feu sur des manifestants dans le centre de Tala, une localité proche de Kasserine, dans le centre-ouest du pays, a indiqué à l'AFP Belgacem Sayhi,
un instituteur syndicaliste.
Durant les affrontements, Marwane Jomni, 2O ans, Ahmed Boulaabi, 30 ans, Mohamed Omri, 17 ans et Nouri Boulaabi, 30 ans, ont été tués et plusieurs autres personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire recueilli auprès
de M. Sayhi, et corroboré par deux habitants ayant requis l'anonymat.
Parmi les blessés, six ont été très grièvement atteints et transférés dans un hôpital de Kasserine, chef-lieu de la région, selon les mêmes sources, où des affrontements sanglants ont été également signalés dans la nuit de samedi à
dimanche. Un enfant de 12 ans aurait été tué d'une balle à la tête dans la cité Ennour, a affirmé un témoin ayant requis l'anonymat.
Les autorités sollicitées n'ont ni confirmé ni infirmé ces affrontements, encore moins leur bilan. S'il se confirmait, il porterait à au moins six morts le nombre de tués par balles depuis que Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'est immolé
par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis) pour protester contre la saisie de son étal de primeurs.
Il est devenu depuis le symbole d'une révolte contre la précarité sociale et le chômage, notamment celui des jeunes diplômés.
A Tunis, devant quelques centaines de personnes strictement encadrées par des centaines de policiers en civil et des unités anti-émeutes, le secrétaire général adjoint de l'UGTT, Abid Brigui, a proclamé son appui aux revendications
"légitimes".
"Nous soutenons les revendications de la population de Sidi Bouzid et des régions intérieures", a-t-il déclaré à la foule depuis les locaux de la centrale, sur la place Mohamed Ali.
"Il est contre nature de condamner ce mouvement, il n'est pas normal d'y répondre par des balles", a-t-il lancé sous les applaudissements, appelant plutôt au "dialogue avec les jeunes".
La foule a observé une minute de silence à "la mémoire des martyrs" du mouvement social, entre hymne national et chansons engagées diffusés par hauts-parleurs.
La veille, Tala a été le théâtre d'affrontements violents durant lesquels les manifestants ont saccagé des biens et mis le feu à une banque et à des bâtiments officiels, selon un dirigeant syndical local.
Selon ce témoin joint par téléphone, l'armée s'est déployée samedi pour la première fois depuis le début des troubles, autour des bâtiments officiels.
Vendredi, cinq manifestants et un agent de sécurité ont été blessés lors d'un affrontement violent à Saïda, une localité proche de Sidi Bouzid.
Ce qui devait être une marche pacifique de lycéens, rejoints en cours de route par des habitants du village, a dégénéré en affrontements avec les forces de sécurité, qui ont fait usage de lacrymogènes, puis de leurs armes à feu,
selon des témoins.
De nouvelles tentatives de suicide ont par ailleurs été signalées samedi par des témoins à Kasserine et à Sidi Bouzid, dont celle d'un père de quatre enfants, Moncef Abdouli, 52 ans, qui a tenté de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu près du marché, en plein centre-ville.
A Kasserine, un jeune chômeur, Hilmi Khadraoui, s'est aspergé de pétrole près du lycée, tandis qu'un homme de 35 ans avait tenté de se suicider après une manifestation, selon un journal privé local.
Traditionnel allié de la Tunisie, les Etats-Unis de sont dit "préoccupés" vendredi par les troubles et ont convoqué l'ambassadeur de ce pays à Washington, Mohamed Salah Tekaya, pour demander le respect des libertés
individuelles, notamment en matière d'accès à l'internet.